Avez-vous remarqué qu’il est de plus en plus difficile de boire un vrai bon café dans les lieux du même nom ? Souvent trop fort aux notes brûlées, parfois amer, tantôt acide, ou encore insipide, dilué, à la limite du jus de chaussettes.
Pourquoi en Italie, où que l’on s’arrête, même sur une aire d’autoroute ou dans un bistroquet de quartier, le café est-il presque toujours bon? De la tasse qui vient à nous, s’échappe un effluve suave, chaleureux et corsé qui caresse nos narines, bien avant même qu’on y pose ses lèvres. Servi toujours bien chaud, ristretto ou lungo, le café italien déçoit rarement. A Paris, souvent.
A qui la faute ?
Aux 3 ou 4 familles héritières des bougnats qui trustent l’approvisionnement de Paris en grains de cafés et autres fournitures pour cafetiers ? Certainement. En tout cas, ce monopole aboutit à l’uniformité du goût des cafés consommés dans la capitale.
A la qualité des machines, d’ailleurs fréquemment fournies par les précédents selon le principe d’une fidélisation captive du client ? Certainement aussi.
Au réglage de ces machines et à la température de l’eau ? Ça c’est sûr.
A la qualité de l’eau ? Probablement.
Au je menfoutisme des bistrotiers sur le sujet ? Oui, car le petit noir se vend bien même s’il n’est pas bon.
A l’indifférence des clients pour qui le café n' est plus qu'une habitude ? Oui encore.
Pour tous ceux qui veulent que le café du matin soit aussi un plaisir, nous entamons donc une virée cafetière à travers Paris et, peu à peu, nous vous indiquerons les meilleurs qu’on ait croisés : les qualités organoleptiques du liquide (ça se dit pour le vin donc pourquoi pas pour le café ?) seront le critère n°1 mais pour que le plaisir soit complet, nous passerons en revue les contenants, la mine du patron et le sourire des serveurs (ses), la singularité du décor, l’éclairage, bref l’atmosphère du lieu.
S’il est des endroits que vous avez testés et que vous avez appréciés pour leur petit noir, faites nous partager vos adresses, nous sommes preneurs !
Premier à y passer : Eric Kayser, sur le boulevard Malesherbes.
Il a fallu qu’un ami me dise que le café y était très bon pour que je décide d'entrer dans une des nombreuses succursales (16 boutiques/boulangeries rien qu'à Paris et d’autres dans le monde) de cet entrepreneur. Le côté trendy et bobo des lieux qui vendent le pain au prix de la viande a nécessairement quelque chose d’agaçant …
Faisant fi de ces précautions d’usage, j’ai testé le café et, depuis, j' y suis souvent revenue.
Un café Malongo, très velouté, corsé juste ce qu’il faut, point d’amertume, de la rondeur et de la longueur, voilà qui fait plaisir. Servi dans des tasses en porcelaine blanche, toujours accompagné d’un mini quatre-quart tout rond au thé matcha, ou au chocolat, ou encore nature : c’est plus engageant.
Le tout apporté avec sourire et courtoisie, à 1,60 €, ce n’est pas du vol. Le café-croissant du matin est proposé à 2.50€ et ledit croissant est de très bonne facture. On peut y prendre son petit déjeuner et le pain de la maison y est servi à volonté.
Regrettons que pour des raisons d’hygiène et à la suite de réclamations des clients, le beurre d’Echiré autrefois disposé en beurrier et les confitures préparées par Kayser servies également en pots « collectifs » aient été remplaçés par des portions de beurre "Président" et des confitures à la portion de la maison Fouquet (correctes sans plus).
Résumons-nous :
Café-expresso : 1.60 € au bar - 4/5.
Service : efficace et aimable - 3/5 à 4/5 selon l’officiant(e).
Toilettes : vastes, agréables, très propres, savon et sèche mains en état de marche. Cela peut paraître un point mineur, mais nombre de cafés ont des lieux d’aisance indignes d'endroits qui se veulent par ailleurs "select". Ils méritent une sanction sévère qui fasse dégringoler leur note. C’est pour cela que nous les évaluerons sans inhibition - 4/5 dans le cas présent.
Salle : le lieu est divisé entre une partie boutique qui vend du pain et une partie café-restaurant. L’hiver, cela donne quelques courants d’air pas toujours bienvenus mais l’ensemble est agréable. Rien à dire sur le décor qui est neutre et reposant - 3/5.
Total : 15/20.
Le + : on peut y acheter du pain ! Et goûter aux nombreuses créations de la maison : pain au curcuma, pain au chorizo, pain abricot/pistache, etc.
N.B : seule la boutique du bd Malesherbes a été testée et notre avis ne peut donc s’appliquer, en l’état, aux autres succursales.
Eric Kayser
85 bd Malesherbes
75008
Tel : 01 45 22 70 30
Metro : St Augustin
Ouverture: 7h à 20h15 tous les jours sauf dimanche
Pourquoi en Italie, où que l’on s’arrête, même sur une aire d’autoroute ou dans un bistroquet de quartier, le café est-il presque toujours bon? De la tasse qui vient à nous, s’échappe un effluve suave, chaleureux et corsé qui caresse nos narines, bien avant même qu’on y pose ses lèvres. Servi toujours bien chaud, ristretto ou lungo, le café italien déçoit rarement. A Paris, souvent.
A qui la faute ?
Aux 3 ou 4 familles héritières des bougnats qui trustent l’approvisionnement de Paris en grains de cafés et autres fournitures pour cafetiers ? Certainement. En tout cas, ce monopole aboutit à l’uniformité du goût des cafés consommés dans la capitale.
A la qualité des machines, d’ailleurs fréquemment fournies par les précédents selon le principe d’une fidélisation captive du client ? Certainement aussi.
Au réglage de ces machines et à la température de l’eau ? Ça c’est sûr.
A la qualité de l’eau ? Probablement.
Au je menfoutisme des bistrotiers sur le sujet ? Oui, car le petit noir se vend bien même s’il n’est pas bon.
A l’indifférence des clients pour qui le café n' est plus qu'une habitude ? Oui encore.
Pour tous ceux qui veulent que le café du matin soit aussi un plaisir, nous entamons donc une virée cafetière à travers Paris et, peu à peu, nous vous indiquerons les meilleurs qu’on ait croisés : les qualités organoleptiques du liquide (ça se dit pour le vin donc pourquoi pas pour le café ?) seront le critère n°1 mais pour que le plaisir soit complet, nous passerons en revue les contenants, la mine du patron et le sourire des serveurs (ses), la singularité du décor, l’éclairage, bref l’atmosphère du lieu.
S’il est des endroits que vous avez testés et que vous avez appréciés pour leur petit noir, faites nous partager vos adresses, nous sommes preneurs !
Premier à y passer : Eric Kayser, sur le boulevard Malesherbes.
Il a fallu qu’un ami me dise que le café y était très bon pour que je décide d'entrer dans une des nombreuses succursales (16 boutiques/boulangeries rien qu'à Paris et d’autres dans le monde) de cet entrepreneur. Le côté trendy et bobo des lieux qui vendent le pain au prix de la viande a nécessairement quelque chose d’agaçant …
Faisant fi de ces précautions d’usage, j’ai testé le café et, depuis, j' y suis souvent revenue.
Un café Malongo, très velouté, corsé juste ce qu’il faut, point d’amertume, de la rondeur et de la longueur, voilà qui fait plaisir. Servi dans des tasses en porcelaine blanche, toujours accompagné d’un mini quatre-quart tout rond au thé matcha, ou au chocolat, ou encore nature : c’est plus engageant.
Le tout apporté avec sourire et courtoisie, à 1,60 €, ce n’est pas du vol. Le café-croissant du matin est proposé à 2.50€ et ledit croissant est de très bonne facture. On peut y prendre son petit déjeuner et le pain de la maison y est servi à volonté.
Regrettons que pour des raisons d’hygiène et à la suite de réclamations des clients, le beurre d’Echiré autrefois disposé en beurrier et les confitures préparées par Kayser servies également en pots « collectifs » aient été remplaçés par des portions de beurre "Président" et des confitures à la portion de la maison Fouquet (correctes sans plus).
Résumons-nous :
Café-expresso : 1.60 € au bar - 4/5.
Service : efficace et aimable - 3/5 à 4/5 selon l’officiant(e).
Toilettes : vastes, agréables, très propres, savon et sèche mains en état de marche. Cela peut paraître un point mineur, mais nombre de cafés ont des lieux d’aisance indignes d'endroits qui se veulent par ailleurs "select". Ils méritent une sanction sévère qui fasse dégringoler leur note. C’est pour cela que nous les évaluerons sans inhibition - 4/5 dans le cas présent.
Salle : le lieu est divisé entre une partie boutique qui vend du pain et une partie café-restaurant. L’hiver, cela donne quelques courants d’air pas toujours bienvenus mais l’ensemble est agréable. Rien à dire sur le décor qui est neutre et reposant - 3/5.
Total : 15/20.
Le + : on peut y acheter du pain ! Et goûter aux nombreuses créations de la maison : pain au curcuma, pain au chorizo, pain abricot/pistache, etc.
N.B : seule la boutique du bd Malesherbes a été testée et notre avis ne peut donc s’appliquer, en l’état, aux autres succursales.
Eric Kayser
85 bd Malesherbes
75008
Tel : 01 45 22 70 30
Metro : St Augustin
Ouverture: 7h à 20h15 tous les jours sauf dimanche